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"Grands paysages des parcs nationaux français"

Patrick Desgraupes est photographe paysagiste. Il travaille à la chambre photographique à l'ancienne. Cette technique presque oubliée permet de fixer avec une précision parfaite les paysages, leurs couleurs et leurs atmosphères. La singularité de son travail et son exigence l'amènent à faire systématiquement un repérage sur le lieu de la future prise de vue : trouver le leu, certes, mais aussi anticiper "l'instant" et la lumière. Il réalise des croquis, retourne ensuite sur les lieux choisis, jusqu'à obtenir la lumière souhaitée avant de pouvoir déclencher (il réalise en moyenne une seule photo par jour). Son travail a été publié aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Italie, en Islande et en France.

Après avoir parcouru pendant 2 ans les territoires des parcs nationaux, Patrick Desgraupes livre un témoignage somptueux et sensible de la beauté exceptionnelle de ces « monuments de la nature », à travers des photographies réalisées à la chambre.

Son travail a donné lieu à une exposition grand format (120 X 160 cm), présentée pour la première fois à Ljubjana à l'occasion de la transmission de la gouvernance de l'Union européenne de la France à la Slovénie, à Paris et dans plusieurs villes de France proches des parcs nationaux (Grenoble, Nice, Marseille, Chamonix Mont-Blanc, Chambéry, Hyères, Marseille, Montpellier, en Guadeloupe)

En parallèle à l'exposition, l'ouvrage "les parcs nationaux en France" , paru aux éditions Aubanel-la Martinière a été réalisé dans le but de  "faire rayonner les parcs nationaux en France et dans le reste du monde".

 

 

A pont d’Espagne, au coeur du Parc national des Pyrénées, dans un site granitique grandiose, les jeux d’eau naturels sont partout. Chutes, cascades, torrents jusqu’au légendaire lac de Gaube (1725m.) miroir du Vignemale (3298m). Randonnées, romantisme sont au programme. © Patrick Desgraupes
750 habitants résident dans le Cirque de Mafate. L’homme s’y est installé sur une dizaine «d’îlets», accessibles uniquement à pied et en hélicoptère. Refuge des esclaves marrons fugitifs au 17ème siècle, puis des petits blancs déshérités, le cirque et ses habitants sont aujourd’hui un témoignage vivant des modes de vie ruraux traditionnels et d’une relation privilégiée entre l’homme et la nature.  © Patrick Desgraupes
Les hommes ont lové leur habitat et leur activité agropastorale dans ce chaos de roche calcaire du Causse Mejean. Avec une économie et des techniques modernes, ils renouvellent aujourd’hui cette fabuleuse harmonie avec la nature.  © Patrick Desgraupes
La côte au vent détient de nombreux records mondiaux de pluviométrie. Dans ces secteurs, le sol se compose de matière organique peu décomposée qui peut atteindre plusieurs mètres d’épaisseur : l’avoune. Les plantes épiphytes*, en particulier les mousses et les fougères, forment de véritables manchons sur les branches des arbres. Ainsi, chaque arbre devient à la fois un écosystème et un château d’eau... * épiphyte : plante qui se sert d’une autre plante comme support sans la parasiter. © Patrick Desgraupes
Gavarnie, ce grand colosse, comme disait Victor Hugo, rassemble à lui seul une vingtaine de sommets de plus de 3000 mètres et des cascades à sa dimension. Ce site transfrontalier du Massif du Mont Perdu est inscrit au patrimoine mondial l'UNESCO par sa double dimension naturelle. © Patrick Desgraupes
Formée par un immense porche offrant une vue féerique sur l’île Maïre, les Goudes et Callelongue, cette grotte doit son nom à un religieux qui l’habita au 14e siècle. Elle compose, avec la grotte de Saint Michel et la grotte de l’Ours, situées à proximité, un bloc rocheux appelé les « Grottes de Saint-Michel-d’Eau-Douce ». © Patrick Desgraupes
En bord de mer, le pin d'Alep penche sa silhouette, souvent gracile, au-dessus des eaux claires. Le long des falaises, il s'agrippe, tel un acrobate, dans des lieux improbables. Mais à l'intérieur des îles, cet arbre symbole de la forêt méditerranéenne, a tendance à disparaître au profit du chêne-vert car les peuplements sont vieillissants.  © Patrick Desgraupes
Créée en 1991, cette Réserve naturelle protège la cembraie, forêt de pins cembro, parfois centenaires. Dans les Alpes, le pin cembro est l’arbre qui peut vivre à l’altitude la plus élevée, jusqu’à près de 2 700 mètres. Dans le coeur du Parc, la pointe Emilienne (au centre) voisine avec les contreforts d’allure dolomitique de l’aiguille du Fruit.  © Patrick Desgraupes
Ciel tourmenté au dessus des deux Puechs des Bondons, buttes calcaires aux formes généreuses, et l’Eschino d’Ase, montagne dont la forme plane évoque l’échine d’un âne. Au premier plan, des végétaux aux fleurs colorées qui révèlent la présence d’une zone humide.  © Patrick Desgraupes
Port Pins - Malgré la magnifique couleur turquoise des eaux, les taches claires éparses de la calanques de Port-Miou révèlent la régression de l'herbier de posidonie (Posidonia oceanica). Véritable poumon de la mer Méditerranée et extraordinaire pôle de biodiversité, cet écosystème est un support de vie pour des milliers d'espèces végétales et animales. Il stabilise également les fonds marins et préserve les plages de l'érosion.  © Patrick Desgraupes
Vallée d'Aspe - La Cabane d’estive d’Espélungère, témoigne du pastoralisme pyrénéen de haute montagne. Les bergers ont baptisé ces bâtisses de noms qui, comme ceux des sommets, racontent la montagne secrète : les habitudes, les frayeurs, la difficulté d’accès. Encore habitée par les derniers ours pyrénéens, la vallée d’Aspe encore peu fréquentée fait le bonheur des randonneurs naturalistes.  © Patrick Desgraupes
Vallée des Merveilles - Les gravures rupestres de la Vallée des Merveilles, au pied du Mont Bégo (2872 m) témoignent, comme sur d’autres sites des Alpes, des générations venues là depuis l’âge du bronze (2500 avant JC) malgré l’éloignement et l’altitude. A plusieurs époques, les hommes ont gravé sur de grandes dalles de schiste vertes et rouges des scènes ou symboles de la vie des bergers, agriculteurs, hommes en armes ou constructeurs de bateaux. © Patrick Desgraupes
Crépuscule à Plan du lac - Au coeur du Parc national de la Vanoise, à 2 360 mètres d’altitude, s'étend le lac de Plan du Lac. Au loin les reliefs de Pierre Brune marquent la confluence des vallons de la Leisse et de la Rocheure. Ce lac fait partie des lacs dits de pelouse. Dominante sur le bassin versant, la pelouse enrichit le milieu aquatique de substances dissoutes, favorables à la vie végétale. Tel le carex rostrata qui émerge ici à la surface.  © Patrick Desgraupes
Dormillouse - Au Pays des Ecrins, Dormillouse est le seul hameau habité à l’année (quatre habitants) , dans le coeur du Parc. Refuge d’une communauté religieuse vaudoise, la vallée et commune de Freissinières aux 17 hameaux assume crânement, au sein du massif, son double statut de vallée chargée d’histoire et de territoire d’accueil de l’élite mondiale de l’escalade moderne en falaises et cascades de glace.  © Patrick Desgraupes
Le dôme de la Soufrière est entaillé de nombreux gouffres et crevasses, cicatrices d’anciennes éruptions, d’où s’échappent constamment des fumerolles acides venues des entrailles du volcan. Les parois des fissures les moins actives sont entièrement tapissées de mousses élastiques et rembourrées formant un épais manteau multicolore.  © Patrick Desgraupes
Euphorbe arborescente - Son magnifique port en boule et la couleur de son feuillage, qui va du vert tendre au rouge suivant les saisons, donne à cette plante un aspect remarquable. Pour lutter contre la sécheresse, elle a adopté un cycle inversé : son absence totale de feuille pendant l’été lui permet de limiter ses besoins en eau. Dès l’automne, elle se remet en activité pour fleurir en hiver. En Provence, elle se trouve à la limite nord de son aire de répartition. © Patrick Desgraupes
Haute Tinée - Les nombreux lacs, cours d’eau, rivières, clues et canyons du Parc national du Mercantour font partie de ses richesses. L’eau du Mercantour alimente près d’un habitant sur deux de la ville de Nice, ou encore l’Etat de Monaco ! A quelques kilomètres de la Côte d’Azur et dans un contexte de réchauffement climatique, cette ressource a plus que jamais besoin d’être économisée. De nombreux écosystèmes et espèces sont en outre liés à l’eau et à sa qualité…  © Patrick Desgraupes
L'Île rocheuse Susu Bela - Au coeur du parc amazonien, dans la région de l’Oyapock, émergent d’imposants massifs rocheux appelés inselbergs*. Véritable monument de la nature, l’inselberg Susu Bela, offre plein sud une magnifique vue sur la canopée de la forêt tropicale s’étendant à perte de vue. Propres aux régions équatoriales les inselbergs sont colonisés par une faune et une flore qui leurs sont spécifiques. * mot allemand signifiant « île montagne »  © Patrick Desgraupes
La Calanque de Sugiton - À quelques mètres du rivage émerge un îlot rocheux caractéristique appelé « Torpilleur ». Il est habité par un petit gecko nocturne : le Phyllodactyle d’Europe (Phyllodactylus europaeus). En raison de son aire de répartition limitée à quelques secteurs du littoral et des îles de l’Est du bassin occidental de la Méditerranée, cette espèce emblématique est classée comme vulnérable au niveau mondial.  © Patrick Desgraupes
La cascade aux écrevisses - Crabes, petits poissons, crevettes d’eau douce, aussi appelées « écrevisses », trouvent refuge dans les eaux cristallines des abondantes rivières de la Guadeloupe. Les nombreux torrents, cascades, et bassins particulièrement appréciés des amateurs de baignades en forêt lui ont sans doute valu sa réputation d’ île « aux belles eaux ».  © Patrick Desgraupes
La crique Memora - Dans un détour du fleuve Oyapock, s’entremêle un dense réseau de cours d’eau qui conduit au beau milieu de la forêt primaire. En remontant la crique Mémora, lianes et contreforts forment une véritable galerie d’entrelacs dans un décor naturel luxuriant discrètement éclairé par les rayons du soleil .  © Patrick Desgraupes
Lever du jour sur les reines des Alpes - © Patrick Desgraupes
Pointe de Malalongue - L’effet combiné de la mer et du vent sculpte la roche tendre des falaises sud de l’île. L’érosion éolienne est particulièrement visible sur cette pointe livrée au mistral où le schiste est alvéolé comme un gruyère suite à l’action érosive de grains de sable tandis que les vagues pour suivent leur inlassable travail d’usure.  © Patrick Desgraupes
Saut de la tortue géante - Le fleuve Maroni (520 Km) qui sépare la Guyane du Surinam offre sur tout son parcours une succession de rapides. Des blocs de rochers immergés formant de véritables escaliers d’eau sur lesquels pousse l’emblématique salade kumaru (Mourera flutavilis).  © Patrick Desgraupes
La Grande Casse - Lumière du soir en hiver sur le point culminant du massif de la Vanoise à 3 855 mètres d’altitude. La bosse arrondie du Moriond rejoint l’aiguille effilée de la Vanoise, juste devant le glacier. La première ascension de la Grande Casse a été réalisée en 1860 par les anglais Mathews et Bonney, conduits par le guide chamoniard Michel Croz et le chasseur de chamois Etienne Favre. Elle marque le début du tourisme estival en Vanoise.  © Patrick Desgraupes
La Meije et les Hières - Le hameau des Hières à La Grave, symbolise le poignant face à face des montagnards avec la haute montagne. Un versant pour les villages, les cultures dans la pente et le pastoralisme, un versant pour le sauvage et l’altitude : la Meije (3982 m ), le Râteau (3769 m ), les grands domaines glaciaires d’altitude et tout le caractère de ce massif des Ecrins classé en parc national.  © Patrick Desgraupes
La Soufrière - Des pluies abondantes s’abattent toute l’année sur les plus hauts sommets de la Guadeloupe. L’atmosphère y est constamment saturée d’humidité. Sur des sols acides et gorgés d’eau, et en raison des vents violents, les grandes espèces sylvicoles laissent place à une végétation spécialisée dominée par les mousses, les sphaignes, les lichens, et quelques plantes à fleurs comme les ananas-montagne jaunes ou rouges.  © Patrick Desgraupes
Soleil levant sur le Grand Brule - La Réunion a été édifiée par un «point chaud» volcanique qui est un des plus actifs du monde. Les coulées de lave du Piton de la Fournaise atteignent régulièrement la mer, comme lors de l’éruption d’avril 2007, agrandissant ainsi l’île dans un spectacle de début du monde. La vie commencera à s’installer sur les coulées refroidies au bout de quelques semaines à peine...  © Patrick Desgraupes
Vallon du Salso Moreno - Parmi les nombreux paysages du Mercantour, ces «Terres Noires » ravinées affleurent dans le vallon de Salso Moreno, aux confins nord-ouest du Parc, près du Col de la Bonette dans la Tinée. La route de la Bonette, plus haute d’Europe, offre un panorama prestigieux sur les cimes du Mercantour, mais aussi au-delà : Mont-Rose, Mont-Blanc, la Meije et même la Méditerranée par beau temps ! © Patrick Desgraupes
Versant sud du mont Lozère - Explosion de couleurs et de vitalité dans les pâturages d’altitude, au printemps, au moment de la floraison des genêts purgatifs et de la pousse rapide des gentianes jaunes. Au second plan, croupes et chaos granitiques dessinent un paysage somptueux. Au loin, le massif du Bougès.  © Patrick Desgraupes