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On 24/09/2021
Projets
La connaissance des patrimoines des territoires des parcs nationaux est une priorité essentielle pour le réseau des parcs nationaux de France. Elle permet de mettre en place les actions de gestion conservatoire destinées à préserver ces patrimoines exceptionnels et à les rendre compatibles avec l'activité des hommes sur ces territoires.
Visite sur site avec les scientifiques lors de l'inauguration de la Montagne du Saut © Céline Rutten – Parc national de la Vanoise
Visite sur site avec les scientifiques lors de l'inauguration de la Montagne du Saut © Céline Rutten – Parc national de la Vanoise

Au Parc national de la Vanoise, la montagne du Saut nouveau site de référence scientifique

La montagne du Saut en Tarentaise (Savoie) a été récemment inaugurée en tant que « site de référence scientifique » par le Conseil scientifique du Parc national de la Vanoise. Elle devient un laboratoire d’expériences sur l’observation des effets du dérèglement climatique.

Couvrant une superficie totale de 1 340 hectares, entre 2 050 et 3 500 mètres d’altitude, la montagne du Saut représente bien la diversité propre aux paysages alpins - glaciers blancs et rocheux, falaises et éboulis, lacs et torrents, pelouses et landes alpines - et présente une quasi-absence d’activités humaines. Les seules exceptions sont la randonnée, la pêche et les travaux scientifiques tandis que le pâturage y a disparu depuis un demi-siècle.

Proclamée site de référence scientifique, la montagne du Saut devient un terrain d’observation et d’expérimentation privilégié qui va faciliter la mise en place de plusieurs programmes scientifiques visant à comprendre les dynamiques des milieux et étudier et suivre la biodiversité, en lien avec l’observation des conséquences des changements climatiques.

 

Inauguration de la montagne du Saut au refuge du Saut (Les Allues) © Thierry Delahaye – Parc national de la Vanoise
Inauguration de la montagne du Saut au refuge du Saut (Les Allues)  © Thierry Delahaye – Parc national de la Vanoise
Prélèvement ADNe © Joévin MARQUES – Parc national de la Guadeloupe
Baleine à bosse et son baleineau © DR Parc national de la Guadeloupe

Projet CetADNe : du séquençage ADN pour détecter les cétacés au Parc national de Guadeloupe

Réputés pour leur discrétion, les cétacés ne sont généralement pas faciles à apercevoir et repérer . Les scientifiques ont désormais recours à l’ADN environnemental (ADNe) pour analyser l’eau des sites potentiels où évoluent les mammifères marins.

L’ADN environnemental » (ADNe) est « l’ADN pouvant être extrait à partir d’échantillons environnementaux, tels que l’eau, le sol ou l’air sans avoir besoin d’isoler au préalable les organismes cibles ».

En procédant à des analyses d’eau de mer prélevée dans l'aire marine du Parc national de la Guadeloupe, les scientifiques espèrent ainsi trouver des fragments de l’ADN des cétacés, ce qui permettrait d’affirmer leur présence dans les zones prospectées.

 

Au Parc national des Calanques, mobilisation pour protéger les herbiers de posidonie

Véritable réserve de biodiversité, l’herbier de posidonie est une plante sous-marine dont le rôle écologique est reconnu et fait l’objet d’une protection au niveau européen. Essence protégée, elle doit néanmoins faire face à de nombreuses pressions qui la détruisent. Les scientifiques tirent à nouveau le signal d’alerte.

Considéré comme « les poumons de la mer », les herbiers de Posidonie subissent néanmoins de fortes pressions, notamment dû au développement de l’activité de plaisance et au mouillage des bateaux.

Face à la gravité et à l’urgence de la situation, plusieurs scientifiques renommés ont publié une tribune en soutien aux mesures de protection prises dernièrement par les autorités maritimes (comme la réglementation du mouillage). Ils affirment à nouveau l’importance majeure des herbiers de posidonie dans l’équilibre du milieu marin.

© DR Parc national des Calanques
Herbier de posidonie © F. Launette